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 Profils rp [HRP]

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Rhuyzar
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Nombre de messages : 457
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Localisation : Dans ses pas...
Date d'inscription : 19/08/2006

MessageSujet: Profils rp [HRP]   Jeu 2 Nov - 13:18

Chacun de vous est donc invité à poster son profil RP, je sais pas trop à quoi ça sert, mais j'aime bien avoir de la lecture les soirs de solitude. lol!

Citation :
Dans cette région de Mayenne aujourd’hui renaissante, au domaine de la famille Montbazon-Navailles, naquit en l’an de grâce 1419 le jeune Rhuyzar, fils de Clément et Melvina. Il fut élevé dans la joie et la bonne humeur de cette famille en perdition jusqu’à sa vingtième année. On lui apprit le maniement des armes, mais aussi les manières de se comporter dignement, de parler aux damoiselles. Le violon devint son instrument de prédilection après son épée. Jeunesse heureuse en somme dans ce pays à la mortalité parentale galopante et où l’abandon de nourrissons ou de jeunes vierges fraîchement vêtues dans les champs était devenu monnaie courante.

1439 signa la déchéance de cette branche des Montbazon, les parents s’entretuèrent à grands coups de tonneaux, meubles, chandeliers, ne parvenant pas à cacher leur jalousie et leur envie de pouvoir les uns aux autres. Tous se dispersèrent au sein des différentes régions des Royaumes et Rhuyzar n’y fit pas exception. Dégoûté du spectacle que lui avaient offert ceux de son sang, il prit le parti de courir les routes à la recherche de ce qu’il croyait être l’aventure, des signes tracés sur du parchemin qu’on appelle écriture. Il se voyait déjà preux chevalier de tournoi conquérant le cœur des belles dames de la cours, leur mouchoir noué autour de sa lance.

La réalité fut évidemment bien différente. Il vécut de misère et de rapines à droite à gauche, marchant vers l’est, grandes plaines inconnues qui dans son esprit devaient forcément être recouvertes de richesses à perte de vue. Il s’endurcit au contact de bohémiens, gitans, ou simplement pauvres hères désabusés comme lui. Il connut le froid, la faim, apprit à aimer les animaux sauvages, véritables héros de ces terres désolées et au fil des ans se fit lui-même appeler Loup Blanc.

Mais l’est n’était pas le royaume et quelles qu’étaient les illusions qu’il avait pu perdre, son pays commençait à lui manquer et cette vie de bandit ne lui convenait plus. Il reprit la direction de l’Ouest, changé par cette vie, endurci, refroidi même, n’ayant plus de considération que pour les vrais guerriers, méprisant les héros. La France n’avait pas vraiment changé… toujours ces luttes intestines de pouvoir, cette politique écœurante et destructrice. Il se fit mercenaire, ne trouvant plus refuge que dans le sang qu’il versait, les chairs qu’il tranchait…

Sa vie bascula à nouveau lorsqu’il rencontra Nimphelos, elle aussi perdue dans la violence de la guerre et le mépris de la mort. Ils s’aimèrent, d’une passion aussi sauvage que leur soif de meurtre, courant les champs de bataille côte à côte, se repaissant ensemble des cris de douleurs de ceux qu’ils libéraient du lourd fardeau de la vie. Mais comme tout, cet amour fut éphémère, un jour il se réveilla seul dans sa tente plantée à côté d’un autre charnier, abandonnée par la première femme à l’avoir accepté comme une bête féroce, à l’avoir aimé…une illusion de plus de perdue, il continua sa route suivant les combats, distribuant les coups d’épée sans rage, juste par habitude.

Ses pas le menèrent hors du Royaume jusqu’en Franche-Comté, pays libre et fier mais cela lui importait peu, il s’agissait encore d’un lieu de massacre comme les autres. Lors d’une embuscade dans un bois il fut pris de folie, massacra tous ses assaillants sans même user de son arme et se mit à errer, l’âme détruite par tant d’horreurs, son esprit prêt à perdre toute raison… aussi étrange que cela puisse paraître il fut sauvé par un hôtel, une sorte de maison close où l’amour que lui prodiguèrent ses maîtresses d’un soir lui redonnèrent goût à la vie.

Lassé de tuer il s’installa non loin de ce bordel, dans le petit village de Saint-Claude, décidé à mener une vie simple et tranquille. Mais le passé refait toujours surface et Dame Elisa le contacta, elle avait repris les rênes de la famille et rénové le domaine abandonné. Il accepta de reprendre le nom. La Franche-Comté devint peu à peu son pays, il se sentait de plus en plus chez lui mais lorsqu’il rencontra Siwendra, ils décidèrent de partir loin, de se refaire une vie loin de ce qui la faisait souffrir. Ils choisirent Vendôme en Touraine, mais le séjour fut bref, ils comprirent tous deux que loin de chez eux ils ne pourraient pas vivre heureux. Une fois rentré Rhuyzar se mêla aux luttes politiques pour tenter de chasser l’oppresseur, celui qui se proclamait Franc-Comte, ne servant que lui-même et méprisant ceux qui l’avaient mis à sa place. Encore une fois lassé et loin d’être le seul voire le plus atteint, il resta en retrait à l’arrivée de la nouvelle comtesse, rendant visite à des amis, préparant sa nouvelle demeure pour lui et son aimée, l’avenir avait l’air parfait.

Mais rien ne l’est jamais vraiment, alors qu’il avait retrouvé Nimphelos, elle aussi un peu assagie, que sa famille était de nouveau unie, qu’il vivait le grand amour, un nouveau drame vint malignement s’immiscer dans son bonheur. Avec sa compagne il rendit visite à l’ex-cardinal Vilca et sa compagne Ilmarin, rapidement Siwendra parut très mal, comme submergée littéralement de fatigue… exprimant son désir de rentrer il la ramena chez eux le plus rapidement possible… Le voyage fut trop dur, à peine rentrés, elle succomba dans ses bras, un autre amour brisé, bien plus vilainement cette fois, le laissant seul avec ses démons…

S'enterrer ne fut jamais sa raison d'être, après plusieurs semaines de deuil sanglant, parcourant la campagne à la recherche de brigands intrépides il refit surface, le courage retrouvé, prêt à se lancer à nouveaux, juste au moment des préparatifs électoraux, sur la liste de Dame Daresha, DFC, le meilleur avenir pour la Franche Comté. Septième sur la liste il assista avec joie tout d’abord au choix des électeurs, qui les plaça en tête devant CAT et AP, troisième. Mais il est devenu courant en cette belle terre que l’électeur soit oublié dès le vote clos et son choix ne fut nullement respecté, la liste AP choisissant d’élire Valaraukar, tête de liste CAT comme comte.

La crise de la milice et la double appartenance armée-parlement, obligèrent deux conseillers DFC à démissionner et Rhuyzar se retrouva bientôt conseiller, puis, de par la disparition de son mentor Blackdragoon, chancelier de FC. Entre temps il vit sa demande d’entrée à l’Ordre des Chevaliers de la Licorne acceptée et devint donc Ecuyer, jurant devant Dieu, le Roy et ses frères, de respecter à jamais les valeurs de la chevalerie et de les défendre tout au long de son existence.

Le bonheur atteint, ne manquait plus que retrouver l’amour qui viendra plus tard, idyllique tableau de la vie d’un homme, tellement parfait que le malheur finit par revenir au grand galop, sous la forme d’un décret promulgué par la nouvelle Diète Impériale obligeant les personnes sous allégeance militaire temporelle étrangère à quitter le pays ( en résumé, les membres d’ordres de chevalerie non-impèriaux et les vassaux de suzerains françois ). Rhuyzar écœuré de ce rejet d’un pays dont il était devenu entièrement citoyen et devant l’imbécillité de ce décret démissionna du parlement et se promit de ne pas quitter les terres Impériales sous la menace d’une telle absurdité.

A suivre...

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Ilmarin
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MessageSujet: Re: Profils rp [HRP]   Mar 19 Déc - 5:52

Citation :
Vous auriez pu me rencontrer appuyée sur le manteau d’une cheminée avec un feu ronflant, un verre de vin à la main, contemplant les flammes lécher le bois pour le dévorer. Ou assise au bord de la Seine en train de me perdre vers l’horizon maritime qu’elle rejoint, essayant de trouver une mouette égarée. Arpentant les rues de la Cour pour trouver mes amis. Mes dagues à la main prête à me battre. Mais vous me trouvez sur le banc de la table commune d’une auberge, prête à rire et boire encore et toujours un bon verre.

Pourquoi a-t-il commencé à lui parler ? Son allure de jeune femme athlétique, mince, dont le maniement d’armes blanches courtes et les heures de marche ont façonné son corps ? Sa tenue provocante, moulant son corps, le révélant à la vue dans une indécence affichée pour l’ époque, malgré la certitude que des tenues plus féminines la mettraient en valeur ? Cette mitaine étrange dissimulant sa main droite, étroitement serrée par des lacets? Ses fourreaux sur les cuisses contenant ses couteaux de lancer? Ses deux dagues à peine dissimulées ? Ses bottes ? Son rire si prompt ? Son parfum de fleur d'oranger si délicat et subtil ? Le pressentiment d’une éducation plus poussée que son errance dans les tavernes voudrait faire oublier ? Il ne saurait le dire mais il fallait qu’il sache sa vie, qu’il sache pourquoi ses traits et son regard alternent joie et mélancolie, malice et tristesse.
Vie étrange et remuante que celle que je me choisis. Oui, on peut choisir sa vie mon cher, ne me regardez pas avec ses grands yeux. Le choix est plus ou moins conscient mais il est là et il est fait avant même que notre esprit ne réalise qu’il pose les pieds sur le chemin choisi.
Mon passé lointain ? Aucun intérêt. Seuls mes proches le connaissent.
J’ai décidé de sortir de la nuit et sa clandestinité protectrice à Sarlat, en plein hiver 1454, à 25 ans. Une vie amusée s’offre à moi, légère, peu soucieuse, insouciante. Les amours se succèdent, des amitiés se dessinent.
Elle boit une gorgée et se ressert avant de tendre le pichet à ce voisin bien curieux.
Une amitié un peu remuante, mais trop forte au goût de certain qui pique la crise de trop. Qui s’enchaîne à un esclandre infondé.
L’occasion se présente. Ou se représente. Tout quitter pour les routes.
Sa voix se fait plus douce et moins tendue, ses yeux pétillent à nouveau.
Tout d’abord, un tour à la Cour des Miracles rejoindre un ami, Trez. Au moment de Danilo. Retrouvailles avec mon Ombre, Lorenzo.
Puis, j’ai découvert la Bretagne au moment de la guerre avec la Normandie. Mon fiancé de l’époque me permet de rencontrer une jeune femme qui, au fil du temps, prend une importance grandissante dans ma vie. Kalian.
Contexte étrange que celui de la guerre certes. Mais surtout qui m’a rapproché de Vilca. Cardinal inquisiteur rencontré lors d’un mariage. Alors que je venais de trouver la fille de mon ancien médecin Dragonet, Mei-Li, présenté à moi par ce cher Cardinal, j’ai appris l’attentat phookaiste mettant sa vie en danger. Une dague dans le cœur. Sa dernière volonté était de revenir à Guéret. Avec armes (peu, je combats légèrement) et bagages (encore moins, je voyage léger), je traverse à nouveau le Royaume. Voyage finissant de nous rapprocher, de nous lier l’un à l’autre. Il abandonne ses charges et dans la foulée, me déclare sa flamme. J’abandonne mon fiancé pour lui. Un amour violent, profond, étrange car souvent teinté de sang. Je me donne corps et âme à la lutte et la protection de ceux que j’aime.
Elle se perd un instant dans la contemplation de la salle, dans le brouhaha joyeux et les chansons paillardes.
J’ai profité de la convalescence de Vilca à Guéret pour retourner à la Cour quelque peu. J’y ai retrouvé un morceau de mon passé. Rhuyzar. Mon Loup fier et combattant. Les années aussi l’ont marqué, assagi, fragilisé, attendri. Une amitié forte basée sur des racines plus que profondes.
Tant de souvenirs perturbant qui remontent, d’un passé pas si lointain, si sanglant, si tourmenté. Mais lui a choisi la Franche-Comté et moi… Les routes encore ? Nous avons aussi choisi de nous amuser un peu mais ce secret reste enfoui entre nous et ceux qui nous ont suivi dans ce délire.
J’ai aussi trouvé Sélène, Marlowe’s, Mara, Vvarn, Entreri, Garnulf, CryWolf, Tythia… Nimroden… Libertad. Nouvelle famille qui m'ouvre ses portes et me prend dans ses rangs. La Boucle d'Or Insurgée.
La vie paisible de Guéret s’écoule, m'offrant une surprise. Les archives du Vatican sont formelles. Kalian et moi sommes sœurs, et le bébé né du mariage échoué entre Duc-Lennon et elle, Geran, s’avère être mon neveu.
Elle fait signe au tavernier de remplir le pichet, levant son verre pour éviter un jet de choppes, reculant sur le banc pour laisser passer un ivrogne traîné sur la table et expulsé dans l’abreuvoir des chevaux.
Mais un rêve nous fait frémir, vibrer, sortir de notre torpeur doucereuse de la Cour en convalescence après le grand incendie purificateur : aller en Alençon et tenter notre chance. Libertad pour l’Alençon est né. Le temps de la découverte des élections, un autre monde plus feutré mais pas moins impitoyable que les couloirs du château.
Si vous saviez le nombre de personnes que je retrouve avec joie a Argentan. Grace entre autres...
J’ai donc dû quitter le Limousin. Une nouvelle fois sur les routes mais le cœur serré de devoir le laisser. Sentiment prenant qu’il va se passer quelque chose. Et qui est arrivé. Il a rejoint les bras d’une autre. Nouvelle apprise par erreur.
Nouveau chemin me diriez-vous ? Lui coller ma main dans la figure et partir ? Elle plante son regard dans celui de son interlocuteur. Regard vert émeraude encadré par ses cheveux blonds, un peu foncés, mi-longs. Connaissez-vous les chemins de l’amour au moins ? Ils ne sont ni directs, ni simples. J'étais à une croisée. J'ai choisi le mauvais chemin. Bras d'une femme contre bras d'un homme. Et l'amour de ma vie est parti. Nous l'avons enterré le 22 octobre 1454 en la crypte de son parrain à Clérieu... Je l'aime. A jamais...

Vous avez vu une coquille vide? J'en ai vu l'incarnation humaine. Au moment où j'allais l'interroger sur la chaîne d'argent où pendait une bague, avec laquelle elle jouait en me parlant. Mais cet instant étrange disparait et son sourire renaît lentement de ses blessures. Phoenix déployant ses ailes encore fragiles après l'incendie.
Oublier cette tourment, oublier l'Alençon, oublier la traitrise, la hargne, la soif de pouvoir, la Pairie. Reprendre les routes. Et puis... Et puis...
Elle finit son verre et se lève de la place, jetant quelques écus sans un regard à son voisin. Enjambant les ivrognes, ondulant entre les tables, la main sur la poignée de sa dague, elle ouvre la porte de la taverne et hume le parfum de la Cour, de la liberté, de la Bretagne. Les premiers rayons du soleil viennent jouer sur ses traits tirés d'une nouvelle nuit sans sommeil, alors qu'elle se dirige vers son frison noir Amras .


Ce récit n'attend plus nous pour boucler la boucle...

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